A la ferme

Produire des graines avec les seuls eau, soleil et vie des écosystèmes des champs.
La production de la ferme est en autonomie complète.

Pour ce faire :

  • - Je débute cette rotation par une plante légumineuse pérenne.
  • - Puis j’organiser une succession, ou rotation, des cultures sur chaque parcelle
  • La légumineuse, vivant en symbiose avec des bactéries qui savent capter l’azote atmosphérique du sol enrichira notablement le sol en azote et matières organiques ; c’est notre façon de fertiliser la terre. Sans travailler la terre pendant une période de 2 à 5 ans, ces trèfles ou luzernes forment un substrat sur lequel je fais se succéder un blé ou un colza, dont les besoins nutritifs exigeants sont satisfaits, puis vient un tournesol, ou un épeautre ou bien encore une orge. Enfin, en queue de rotation, je sème le sarrasin ou blé noir, culture rustique, très peu exigeante.

    Bien sur, des plantes non désirées poussent avec celles cultivées. Cette biodiversité est parfois utiles, sinon il faut désherber mécaniquement ou manuellement. Après la récolte, une phase importante de mon activité consiste à séparer ces différentes graines.

    Un petit élevage de bovins, moutons et chevaux apporte un complément de fertilisation par leur déjections et les prairies qu’il pâture.

    Concernant les céréales, le choix des variétés compte pour créer la force boulangère et la saveur satisfaisantes. C’est ainsi que le blé Camp Remi est cultivé pour la saveur que sa farine apporte à l’assemblage des variétés que je pratique.

    Transformer les graines en produits alimentaires, en conservant toutes les qualités nutritives et toutes les saveurs que la nature a bien su créer.

    Douceur et respect de la matière.